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Charles Liozu, dessinateur, peintre et illustrateur
Charles Liozu naît le 6 octobre 1866 aux Cabannes, près de Cordes, dans une famille qui ne le prédestine nullement à une vie d’artiste. En effet, son père Louis est plâtrier, sa mère, Marie-Marguerite Périllié est modiste, ce qui dans un petit village comme Les Cabannes s’apparente certainement plus au métier de couturière qu’à celui de créatrice de mode.
Tout comme pour Gabriel Pech, on ne sait pratiquement rien de sa jeunesse, si ce n’est que comme lui il part étudier à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse avant de rejoindre celle de Paris où il se perfectionne auprès de Fernand Cormon et de Jean-Paul Laurens. Liozu s’expatrie ensuite pendant plusieurs années en Tunisie. Cette expérience lui permettra de collaborer plus tard à une revue éditée par J.Danguin décrivant l’histoire, la géographie et les us et coutumes du pays et pour laquelle il illustrera les textes. Il ramènera de son séjour de nombreux dessins et études qu’il exposera à Albi en 1897. La même année, il expose d’ailleurs ses oeuvres au Salon Tunisien.
Dès son retour en France, Liozu se consacre à sa ville d’adoption. Il en dessine notamment les coins pittoresques, dessins dont certains feront l’objet, dès 1901, de reproductions sur cartes postales, tous comme les représentations qu’il peut faire, soit caricaturales, soit réalistes, des scènes rurales de l’Albigeois. Les personnages y sont représentés sans méchanceté, mais au contraire avec beaucoup de tendresse. Ces cartes connaîtront un vif succès et seront rééditées pendant de nombreuses années.
Liozu se consacre aussi à la peinture. Tout comme ses dessins, ses tableaux, huiles ou aquarelles, représentent majoritairement des paysages de l’Albigeois. Il participe au Salon, en 1913, où il présente « Le clocher rose, Sainte-Cécile », ainsi que plusieurs dessins à la plume ou au crayon.
Il illustre régulièrement divers documents :
- des livrets de musique tels l’Albitgeso créée par Jules Rolland et Jules Laffont ou bien la Valse Champêtre de Charles Rieux
- des menus pour l’Hostellerie du Grand Saint-Antoine
- des couvertures de livres
- des affiches pour le Carnaval en 1904 et les Fêtes du Pays Albigeois en 1911
- une page du livret Albi-Messine, édité en aide aux habitants de Messine touchée par le tremblement de terre de 1909
Non content d’une activité déjà bien remplie, il est nommé en 1911 Conservateur du Musée d’Albi. Il occupera cette fonction jusqu’en 1934.
Il s’intéresse aussi à l’enseignement du dessin. Durant la Première Guerre Mondiale, il devient ainsi professeur de dessin au Lycée d’Albi, et ce jusque vers 1925. Il enseigne aussi cette discipline au sein des Cours Municipaux.
En 1908, il épouse à Paris Marie Henriette Rose Massol. De ce mariage naîtra en 1910 Jacques Léon Henri Liozu, lequel suivra la voie de son père en devenant lui aussi dessinateur. Il illustrera notamment des cartes géographiques, des planches didactiques pour l’enseignement et des récits historiques pour la jeunesse.
Charles Liozu décède à Cordes le 8 novembre 1948.
Retrouvez dans la Bibliothèque le
Petit recueil des œuvres de Charles Liozu
Gabriel Pech, un sculpteur oublié
Gabriel, Edouard, Baptiste PECH naît à Albi le 21 mai 1854, rue de la Grand Côte. Son père, Emile Pech, est imprimeur dans cette même ville, héritier d’une famille de litographes.
On ne connaît que peu de chose de sa jeunesse et de ses études. Il part très tôt à Toulouse pour y étudier à l’Ecole des Beaux-Arts. Il se dirige ensuite vers la capitale où, titulaire d’une bourse accordée par la ville d’Albi, il se perfectionne à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris auprès de Mercié, Jouffroy et Falguière, tous trois lauréats du Prix de Rome.
Dès 1883, il participe à l’exposition du Salon (exposition de peintures et de sculptures se tenant à l’origine dans le Salon carré du Louvre). Il y présente la plupart de ses œuvres, d’abord en plâtre, puis rapidement en marbre et en bronze. Le public peut ainsi découvrir le « Sophocle dansant » (plâtre de 1890), la statue du chimiste « Jean-Baptiste Dumas » (bronze de 1888) ainsi que le « Monument de Charles Perrault » (marbre de 1908) et bien d’autres encore.
Il reçoit pour ses oeuvres des prix allant de la mention honorable à ses débuts en 1883 pour sa sculpture « Dernière vision », jusqu’à la médaille de première classe en 1908 pour son Monument de Charles Perrault.
Il participe aussi en 1889 et 1900 aux Expositions Universelles de Paris, durant lesquelles son travail est récompensé d’une médaille d’argent et d’une médaille d’or.
Il se lie d’amitié avec Jean Jaurès dont il devient l’un des sculpteurs attitrés. On lui doit ainsi de nombreux bustes du tribun, dont celui installé sur le Jardin National d’Albi en 1933 (buste de 1914), mais aussi la statue installée à Castres en 1924, et le groupe Jaurès-mineurs à Carmaux inauguré en 1923.
Mais toutes ses œuvres ne parviendront pas jusqu’à nous. En effet certaines ont disparu dans les années 1940-1942. Ainsi, le « Sophocle dansant » en bronze du Parc Rochegude ainsi que le buste de l’Amiral Rochegude sont envoyés à la fonderie afin de récupérer le métal dont ces oeuvres étaient constituées. Il en est de même de la monumentale statue de Jean-Baptiste Dumas à Alès.
Le monument en marbre à la mémoire de l’infirmière anglaise Edith Cavell, pour lequel Gabriel Pech avait remporté le concours parmi 118 candidats, et installé au jardin des Tuileries en 1920, est détruit par les Allemands à leur arrivée à Paris en juin 1940. Pour mémoire, Edith Cavell avait été fusillée par l’armée allemande en 1915 pour avoir permis l’évasion de plusieurs centaines de soldats alliés.
Les représentations de Jaurès ne sont pas non plus épargnées. Le buste d’Albi est précipité dans le Tarn par des miliciens pendant le second conflit mondial. Il sera repêché par hasard en 1993 et réinstallé sur le Jardin national.
La statue de Carmaux est quant à elle dynamitée par des anarchistes en 1981. Elle est remplacée par une copie deux ans plus tard.
Gabriel Pech n’aura pas la douleur de voir ses œuvres disparaître. Il décède en effet en 1930 à Saint-Loup-Cammas (31).
De nombreuses œuvres de Gabriel Pech sont encore visibles de nos jours, notamment :
- Le Monument de Charles Perrault installé dans le Jardin des Tuileries, médaille de première classe au Salon de 1908
- Le buste de Désirée Nisard et le médaillon de Charles Nisard, inaugurés à Châtillon sur Seine le 27 juillet 1897
- Le Monument aux Morts de La Courneuve inauguré le 6 mai 1923
- Le Monument aux Morts de Brassac, présenté au Salon de 1921
- Le buste du Colonel Teyssier à Albi et sa réplique en fonte offerte à Bitche en 1901
- La statue de l’Amiral Jaurès à Graulhet, inaugurée le 20 septembre 1903
- Le médaillon du tombeau de Maurice et d’Eugénie de Guérin à Andillac, inauguré le 18 juillet 1912
- La statue de Sainte Madeleine dans l’église de la Madeleine à Albi, inaugurée en 1904
- Le bas-relief de l’Autel aux Morts de la Guerre dans l’église de la madeleine à Albi, inauguré en 1922
- Le monument de Jean Jaurès à Castres, inauguré le 15 mars 1925
- Le monument de Jean Jaurès à Carmaux (copie suite à sa destruction en 1981)
- Le masque mortuaire de Jean Jaurès conservé à Albi
Qu’ils soient Albigeois de naissance ou bien d’adoption, ces personnages, plus ou moins célèbres, ont participé à la vie et à la renommée de la ville d’Albi.
Artistes, militaires ou personnalités politiques, ils ont exercé leurs activités pour la plupart dans leur petite patrie. D’autres se sont fait un nom loin de celle-ci.
Pour certains, le temps ayant fait son œuvre, ils ont été oubliés de leurs compatriotes mêmes. Pour d’autres, dont le renom a dépassé le cadre des fontières de la France, leur nom restera à jamais au Panthéon des célébrités albigeoises.
Galerie de Portraits