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Le Colonel Teyssier, Grand Officier de la Légion d’Honneur
C’est par un décret du Conseil des Ministres du 6 janvier 1913 que le Colonel Casimir Teyssier est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d’Honneur. Reconnaissance tardive, il a alors 92 ans, pour celui qui jusqu’au bout défendît l’honneur de la France lors de la guerre de 1870-1871.
Le 9 juillet 1870, dix jours avant la déclaration de la guerre, Teyssier est nommé commandant de la place forte de Bitche. Il la défendra jusqu’à ce qu’il reçoive l’ordre de l’évacuer, le 12 mars 1871, alors que l’armistice a été signé depuis le 26 janvier. La place forte de Bitche a en effet été oubliée dans les conditions de l’armistice. Teyssier, n’ayant dès lors reçu aucune instruction, considère qu’il doit demeurer sur place et ne pas livrer la citadelle à l’ennemi. Ce n’est que le 24 mars que les troupes françaises quitteront Bitche après avoir refusé les honneurs militaires proposés par le commandement ennemi. En effet, cette reconnaissance est faite par une armée à son adversaire lorsque celui-ci, vaincu, a opposé une forte résistance. Or, Teyssier et ses troupes n’ont pas été vaincus et ont au contraire résisté, avec l’aide de la population civile, pendant huit mois aux troupes bavaroises supérieures en nombre et en équipement, sans jamais fléchir. A ce titre, Teyssier demande et obtient que ses troupes puissent quitter la ville avec armes et bagages sans avoir à défiler devant les troupes ennemies. Il obtient aussi que les troupes allemandes n’entreront dans la ville qu’une fois que les troupes françaises l’auront complètement évacuée. Les Allemands attendront le 26 mars pour entrer dans la ville, soit deux jours après l’évacuation française.
Ce n’est donc que 42 ans plus tard qu’est reconnu le mérite du défenseur de Bitche. Le 23 février 1913, une grande cérémonie est organisée sur le Jardin National en présence d’une foule nombreuse d’Albigeois venus honorer « notre brave Colonel Teyssier » comme on le surnommait alors. Les témoins nous disent « qu’il ne manquait pas du monde, l’on ne pouvait se remuer pour faire le défilé, il n’y avait pas moyen de s’aligner ». C’est le Général Joffre, Généralissime des armées françaises, qui vient en personne pour décorer Teyssier, pas moins. La journée sera longue pour le Colonel Teyssier : « il ne pouvait pas marcher » nous dit-on, ou encore « il paraît qu’il a le corps tout rempli de blessures et quand il fait froid, elles s’ouvrent ». Légende du vieux militaire, effectivement blessé plusieurs fois à Sébastopol et à Montebello, mais dont les blessures lointaines ont certainement eu le temps de cicatriser. La presse le présente tout autrement « la taille redressée, l’œil clair comme un reflet d’épée ».
Les cérémonies commencent dès 11 heures par une messe à la Cathédrale en la mémoire des morts de 1870-71. Elle est suivie d’un banquet donné à l’Hôtel du Nord pour les membres de la Société des Vétérans. Pendant ce temps, les trains arrivent en gare amenant la foule qui va assister à la suite des cérémonies. En début d’après-midi, ce sont les anciens combattants qui reçoivent du Général Barrès la médaille commémorative de 1870-71. Cependant, la foule déjà considérable augmente de minute en minute. On craint que le service d’ordre ne soit débordé. Le Colonel Teyssier accompagné de sa famille est arrivé sous les applaudissements et les cris de « Vive Teyssier ! ». Puis c’est au tour des militaires du 15e Régiment d’Infanterie de faire leur apparition. Les troupes s’alignent sur le Jardin National, le long de la place du Manège et des Lices, attendant l’arrivée du Général Joffre. Le Colonel Teyssier attend quant à lui sur le kiosque à musique. Le cortège officiel arrive alors de la Préfecture. Les autorités civiles rejoignent le Colonel Teyssier pendant que le Général Joffre passe les troupes en revue. Puis il s’avance vers le kiosque duquel descend le Colonel Teyssier. Le Généralissime tire alors son épée et au milieu d’un silence impressionnant lance « Colonel Teyssier… je vous élève à la dignité de grand-officier de la Légion d’Honneur ». Les applaudissements de la foule éclatent, Joffre donne l’accolade puis remet à Teyssier les insignes de la distinction qui vient de lui être accordée. La Chorale Albigeoise entonne une cantate écrite par Léon Belot et Noël Laffont en l’honneur du Colonel Teyssier, puis les troupes défilent sur le Jardin National, devant les autorités. Les cérémonies officielles sont alors terminées. Le cortège se dirige vers le Cercle Militaire où va être donnée une réception ponctuée d’allocutions des différentes autorités. Sur le trajet, le public se masse pour apercevoir Joffre et Teyssier. C’est à ce moment que l’aviateur Gibert fait une surprise aux Albigeois en survolant la foule, faisant pleuvoir depuis son avion des fleurs sur le cortège qui traverse le Vigan.
A 16h30, c’est une manifestation populaire qui prend la relève. La foule des Albigeois se dirige vers l’avenue Villeneuve où réside Teyssier. Celui-ci apparaît à sa fenêtre et est longuement acclamé, puis la Marseillaise retentit, suivie de nouvelles ovations. La foule se disperse alors, laissant enfin « notre brave Colonel Teyssier » goûter à un repos mérité.
Dans les jours qui suivent, de nombreux journaux et revues nationaux reprennent l’événement, publiant articles et photographies prises lors de la cérémonie. Pour la première fois on a vu à Albi des opérateurs cinématographiques. Les films réalisés ont été projetés au Modern Cinéma Théâtre et au Café Pontier devant des Albigeois heureux de pouvoir revivre ces moments inoubliables.
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La défense de Bitche par le Colonel Teyssier
L’Enseignement : le développement des écoles albigeoises
Les premières traces écrites d’un enseignement organisé à Albi remontent à la fin du XIe siècle. A cette époque, c’est l’Ecole épiscopale Sainte-Gemme qui assure l’éducation d’une partie de la jeunesse albigeoise. Ce monopole perdure jusqu’au début du XIVe siècle qui voit les Consuls d’Albi créer leur propre école, l’Ecole Mage, celle-ci proposant à peu de chose près les mêmes enseignements que l’école épiscopale : grammaire, rhétorique, dialectique et théologie. Les coûts liés à l’entretien de deux écoles sur la ville amènent la fusion de ces établissements en 1563.
Peu à peu, face aux difficultés rencontrées pour recruter des enseignants de qualité, les autorités albigeoises font appel aux Jésuites. Ceux-ci abandonnent les locaux de la rue de l’Ecole Mage (actuelle rue Toulouse-Lautrec) pour installer leur collège sur l’emplacement actuel du Lycée Lapérouse. L’enseignement s’organise dans les maisons achetées aux particuliers auprès desquelles sera bâtie la Chapelle en 1636. Les Jésuites dirigent le Collège jusqu’en 1762, date à laquelle ils sont expulsés de l’enseignement par décision royale. Le Collège ferme ses portes à cette date, pour ne rouvrir qu’en 1768, confié cette fois à des prêtres séculiers. En 1796, le Collège devient Ecole Centrale, préfiguration des futurs lycées. Mais malgré les demandes répétées des élus albigeois pour obtenir un lycée, le Ier Empire n’en fera qu’un Collège, situation qui durera jusqu’en 1862. C’est en effet Napoléon III qui élève le Collège d’Albi au rang de Lycée Impérial. S’ensuivra entre 1864 et 1867 une reconstruction complète du Lycée qui lui donnera son aspect actuel.
Qu’en est-il des autres établissements ? Jusqu’en 1883, seul le Lycée est en activité sur Albi au titre des établissements publics. Il s’agit d’un collège, puis lycée de garçons qui assure l’enseignement depuis les petites classes (classes primaires élémentaires) jusqu’au baccalauréat (Classe de Philosophie et Classe de Mathématiques). L’enseignement primaire des jeunes filles est assuré par des congrégations religieuses. Les garçons peuvent aussi bénéficier d’un enseignement primaire hors du cadre du Collège. Ce sont notamment les Frères des Ecoles Chrétiennes qui ouvrent l’Ecole Sainte-Cécile dans les locaux de la Temporalité en 1808. Ce n’est qu’à partir de la Monarchie de Juillet (1830-1848) que l’enseignement primaire va se développer, avec notamment l’ouverture des Ecoles Normales d’Instituteurs qui permettront de former les Maîtres. La loi est votée en 1833, mais l’E.N. d’Albi est ouverte dès 1831. En 1838, la municipalité d’Albi vote la gratuité des écoles communales, mises en place en 1833 avec la loi Guizot, ce qui permet d’accroître le nombre d’élèves.
Enfin, dans la seconde moitié du XIXe siècle l’enseignement public va se développer, aussi bien pour les garçons que pour les filles, et surtout à partir des années 1880 avec la construction des écoles primaires de la rue Peyrolière, de la rue Castelginest et de la rue de Bitche. Dans le même temps, une nouvelle Ecole Normale de Garçons est bâties en 1886, rue de Bitche. Elle disparaîtra en 1904 par fusion avec l’Ecole Normale de Toulouse, et les bâtiments seront alors occupés à partir de 1905 par l’Ecole Supérieure Professionnelle de Garçons dirigée par Louis Rascol.
Et pour les Jeunes Filles ? En plus des écoles primaires, l’Ecole Normale de Jeunes Filles dont la construction est projetée dès 1886 verra rapidement le jour sur des terrains situés au Castelviel. De même, l’Ecole Secondaire de Jeunes Filles est créée en 1883 aux abords du Parc Rochegude. Dès le début, la municipalité voulant assurer le succès de cette école, de nombreux cours sont dispensés par des professeurs expérimentés du Lycée. L’école deviendra Collège de Jeunes Filles trois ans plus tard et sera transférée rue de l’Ecole Normale (actuelle rue du Général Pont) dans les locaux plus spacieux de l’ancienne Ecole Normale alors transférée rue de Bitche. On le voit, le jeu des chaises musicales commence. En effet, le Collège sera transféré en 1908 rue de la République dans les bâtiments du Grand Séminaire confisqués en 1905, cédant sa place à l’Ecole Primaire Professionnelle de Jeunes Filles nouvellement créée. Il y demeurera jusqu’en 1919, date à laquelle l’Ecole Supérieure Professionnelle de Garçons victime de son succès, à l’étroit dans ses locaux de la rue de Bitche, viendra prendre sa place. Le Collège, par permutation, s’installe alors rue de Bitche.
L’enseignement privé n’est pas en reste, puisque aux côtés des écoles primaires tenues par les congrégations religieuses, Albi voit l’ouverture en 1886 de l’Ecole Sainte-Marie sur le boulevard Carnot, succédant à l’Institution Sainte-Marie ouverte en 1882 dans les locaux de la Maîtrise. A la même période, deux écoles privées de Jeunes Filles voient le jour : L’Ecole de Sainte-Croix et l’Ecole Jeanne d’Arc.
Cette distribution des établissements restera alors inchangée jusqu’à la mise en place de la mixité qui viendra bouleverser la répartition des élèves dans les établissements.
La vie albigeoise est aussi faite de ces événements qui défraient la chronique. La venue de la guillotine fait partie de ces événements particuliers. La Belle Epoque connaîtra à Albi trois exécutions capitales concernant quatre condamnés :
- Justin Durand exécuté en 1890 pour l’assassinat de son employeur le Docteur Germain Cassan, ancien maire d’Albi
- Emile Veyrios, exécuté en 1893 pour l’assassinat de son père.
- Henri Besse et Pierre Simorre exécutés en 1909 pour le meurtre du gardien Mouttet lors d’une tentative d’évasion.
L’affaire la plus connue est sans nul doute l’affaire Durand. Celui-ci, domestique du Docteur Cassan, aurait assassiné ce dernier dans sa chambre en vue de lui dérober une forte somme d’argent gagnée récemment lors d’un procès. N’ayant pas trouvé l’argent, il essaye de faire passer son crime pour une aggression qu’il aurait découverte en entrant dans la chambre du Docteur. Rapidement confondu, il tente alors d’impliquer la belle-fille du Docteur Cassan comme étant sa maîtresse. Celle-ci, entendue par la police, est mise hors de cause. Et Durand est condamné, seul, à la peine capitale. La guillotine fait son œuvre le 3 février 1890.
L’affaire Besse et Simorre intervient quant à elle au beau milieu d’un débat sur l’abolition de la peine de mort. Condamnés respectivement pour cambriolage et pour viol, ils sont détenus à la prison d’Albi. Ils tentent une évasion le 22 mai 1908 au cours de laquelle ils tuent un gardien et en blessent grièvement un autre. Leur projet tourne court et ils sont arrêtés avant d’avoir pu franchir les portes de la prison. En octobre 1908, la Cour d’Assise du Tarn les condamne à mort. L’abolition de la peine de mort ayant été rejetée au mois de décembre 1908, la sentence est exécutée le 10 février 1909 par le bourreau Anatole Deibler, malgré les recours en grâce exercés auprès du Président Fallières.
L’exécution de Besse et Simorre est la dernière à avoir lieu en public, devant la porte de la prison d’Albi, alors située à côté de la place Lapérouse. C’est d’ailleurs la seule à prendre place à cet endroit, les précédentes s’étant déroulées sur la place du Castelviel (actuel foirail du Castelviel).
La dernière exécution albigeoise aura quant à elle lieu en 1941, mais à l’abri des regards dans l’enceinte de la prison. Le supplicié est Ernest Rose, condamné pour tentative d’assassinat sur des gardiens de la prison, lors d’une évasion manquée.
Retrouvez la compilation des articles parus dans La Dépêche retraçant
Les Moulins d’Alby
Le plus ancien moulin qu’Albi a conservé est le Moulin du Chapitre. Ce moulin est en effet mentionné dans les documents de la ville dès 1264. Mais la meunerie à Albi est bien plus ancienne, et tout au long des rives du Tarn, on trouvait de nombreux moulins tels le moulin dit « bourdelé » mentionné en 1172 ou bien celui de la Tourette en 1203. Ceci s’explique par le fait qu’Albi, implantée au milieu des terres riches des plaines du Tarn, possédait depuis le début du 11e siècle le seul pont permettant de traverser la rivière pour mettre en communication le Massif Central et les plaines du Bas-Languedoc.
Ville de transit, ville de commerce, Albi a dès lors vu se développer la meunerie afin de répondre à la demande croissante de productions en tous genres : farines, huiles, draps, etc…
Les moulins les plus récents sont quant à eux au nombre de 3 : en aval du Pont-Vieux, le moulin de Gardès et le moulin de Lamothe (le premier étant aujourd’hui en ruine et le second transformé en résidence) et en face du moulin du Chapitre, sur la rive droite, le Moulin-Neuf (aujourd’hui transformé en hôtel). Il est le plus récent dans sa construction, mais pas dans son existence puisque certains documents laissent penser que dès 1221, un moulin se trouvait déjà à cet emplacement.
Tous ces moulins fonctionnent indépendamment jusqu’à la Révolution de 1789. A partir du début du 19e siècle ils s’unissent soit en régie, soit en société, jusque dans la première moitié du 20e siècle, assurant diverses productions suivant les périodes. Mais les problèmes s’accumulent au fil du temps. Incendies, ruptures des chaussées assurant le débit de l’eau, concurrence industrielle croissante provoquent les faillites successives des diverses sociétés qui tentent à chaque fois de reprendre le flambeau. Le Moulin Neuf quant à lui ne fermera que dans les années 1970. Il s’appelle alors la Vermicellerie car il produisait depuis plus d’une centaine d’années des pâtes alimentaires.
Retrouvez dans la Bibliothèque l’étude d’Etienne Maury (1953) sur
On ne peut véritablement parler de tradition taurine à Albi. Les premiers documents photographiques remontent à 1912, mais des accords passés avec les Arènes de Narbonne pour l’organisation de corridas, semblent indiquer l’année 1906 comme origine des Courses Albigeoises.
Ces premières corridas auraient eu lieu, comme les suivantes, dans des arènes démontables installées dans l’enceinte du Vélodrome du Parc. Elles pouvaient contenir jusqu’à 4.000 personnes selon un échange de courrier avec les Arènes de Narbonne. Quelques années plus tard, les arènes seront déplacées vers le Castelviel.
En septembre 1912, il y eu trois corridas durant lesquelles les afficionados purent voir des Courses Landaises, des Courses Provençales, mais aussi des Corridas Espagnoles avec mise à mort. Le matador Pouly et son fils Pouly III y figurèrent en bonne place.
Les spectacles tauromachiques perdurent épisodiquement jusqu’au années 50 avant de disparaître totalement du paysage albigeois.
Les Fêtes du Pays Albigeois
Elles naissent en 1910 sous l’impulsion de la Fédération des Syndicats patronaux, sous la présidence d’Emile Rieux, restaurateur bien connu d’Albi. Les Fêtes se déroulent, en fonction des années, sur quatre ou cinq jours, tout d’abord au début du mois de juin, puis à des dates variables allant jusqu’à la mi-juillet.
Ces Fêtes proposent une grande variété de spectacles et d’activités : bals, concerts musicaux, exhibitions aériennes, feux d’artifices, compétitions sportives, etc… répartis en intérieur et en extérieur sur tout le territoire de la ville. Elles attirent une foule immense venue de toute la région pour y assister.
Interrompues par la guerre de 1915 à 1921, les Fêtes du Pays Albigeois reprennent en 1922 puis disparaissent peu à peu pour être remplacées par d’autres fêtes comme par exemple la Grande Fête de la San-Tsouzépou en 1939.
Retrouvez dans la Bibliothèque le
Programme complet des Fêtes de 1923
Les Courses Cyclistes
Au début du siècle précédent, la bicyclette est à l’honneur. Sa popularité va croissant, et chaque ville veut avoir son club cycliste ainsi que ses compétitions.
Le Véloce Club Albigeois (V.C.A.) est créé dès 1891. Les toutes premières « courses » se tiennent alors sur le Jardin National. On peut aisément comprendre que ce lieu est complètement inadapté à ce type de rassemblement du fait de sa configuration étroite et des arbres qui le parsèment. Rapidement les courses sont transférées au Castelviel, dans l’enceinte du Concours Hippique. Le vélodrome temporaire qui y est installé permet alors d’organiser 2 à 3 compétitions annuelles, mais présente l’inconvénient de devoir être démonté à la fin de chacune d’entre elles. Malgré l’emplacement idéal, le V.C.A. en cherche rapidement un autre afin d’y installer un vélodrome permanent. C’est du côté du Lude que les regards se tournent en premier. Le V.C.A. y fait construire un vélodrome entre le petit boulevard du Lude et la métaierie du Bon Sauveur. Il prendra le nom de Vélodrome Magenta du fait de la proximité du boulevard éponyme, mais ne sera lui aussi qu’un établissement temporaire.
Finalement, en 1902, le V.C.A. entreprend la construction d’un nouveau vélodrome, permanent celui-ci, situé derrière la nouvelle caserne de la Gendarmerie, lequel prendra le nom de Vélodrome du Parc. Ce nouvel emplacement à proximité de la Gare, entre les routes de Toulouse et de Castres, permettra l’essor des compétitions cyclistes à Albi. Sa piste de 300 mètres attire tout d’abord les coureurs locaux et régionaux, mais rapidement des vedettes nationales et parfois internationales s’inscrivent pour les courses dotées de nombreux prix. La notoriété du vélodrome d’Albi grandissant, la piste d’abord faite de terre est recouverte dès 1907 d’une couche de chaux. Ce nouveau revêtement permet plus de vitesse et rend donc plus les courses plus spectaculaires, attirant à chaque sortie une foule de plus de 2000 spectateurs passionnés d’exploits sportifs. Entre les courses, des spectacles d’acrobaties cyclistes ou bien la Musique du 143e Régiment d’Infanterie - le régiment d’Albi qui est alors indissociable de toutes les fêtes et animations locales - font patienter le public.
Malheureusement, la multiplication des compétitions dans les environs et surtout le premier conflit mondial provoquent le déclin des courses cyclistes à Albi, et aussi la disparition du Véloce Club Albigeois qui ne survit pas à la Première Guerre Mondiale.
La fin du 19e siècle et le début du 20e sont à Albi riches en événements de toutes sortes. La vie sociale est fertile, et tout au long de l’année sont organisés spectacles, concerts de musiques, compétitions sportives et autres manifestations. Ces événements attirent une foule nombreuse, venue de toute la région, qui se presse pour encourager aux exploits sportifs ou frissonner aux acrobaties aériennes, applaudir aux concerts musicaux ou rire de bon cœur au défilé du Carnaval.
La vie militaire est aussi très importante, avec pas moins de trois casernes qui font d’Albi une ville de garnison. Les soldats participent bien évidemment au défilé du 14 juillet, mais sont aussi présents dans les manifestations civiles, notamment les concerts musicaux et les compétitions sportives.
La vie Albigeoise