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Le Marché Couvert
Situé dans l’ancien quartier Saint Julien, son inauguration remonte à 1903. Avant cette date, Albi ne possède pas de halles. Même si on a envisagé leur construction, notamment au pied de la Cathédrale Sainte Cécile en remplacement des bâtiments qui encombreront la place jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle, les producteurs ne disposent alors que des marchés de plein air, situés sur les principales places de la ville. C’est donc à partir des années 1890 que se fait sentir le besoin de permettre aux artisans et agriculteurs de vendre leur production à l’abri d’un toit solide.
Différents emplacements sont envisagés. Les propriétaires du quartier de la Porte Neuve (en face du Jardin National) proposent en mai 1899 de céder les vieux bâtiments leur appartenant pour permettre à la ville d’y construire les halles tant souhaitées. Deux mois plus tard, ils font état d’une pétition signée par 459 Albigeois souhaitant la réalisation de ce projet à laquelle est jointe une liste des souscriptions et contributions volontaires en vue de cette entreprise.
Mais finalement, la décision est prise d’installer le Marché Couvert sur l’emplacement du quartier Saint Julien, composé lui aussi de constructions vétustes et présentant l’avantage d’avoir déjà fait l’objet de rachats par la ville de certains terrains lors du prolongement de la rue du Nord entre 1887 et 1895. Dès lors, tout s’accélère. Le 20 septembre 1901 est ouvert le concours pour les constructeurs. Il s’achève le 31 décembre de la même année, et dès le 14 janvier suivant, les résultats sont proclamés. C’est André Jules Michelin qui emporte le marché devant cinq autres concurrents. Dès le lendemain, 15 janvier 1902, le jugement d’expropriation est rendu, la ville prend possession des bâtiments et terrains nécessaires à la construction du Marché Couvert. Les démolitions commencent. Elles sont rapides, assez pour que la construction proprement dite soit elle-même terminée dès le début de l’année 1903. C’est en effet fin février qu’a lieu l’inauguration du Marché Couvert d’Albi, mettant ses 154 boutiques à la disposition des producteurs désormais à l’abri des intempéries. Rapidement, les abords sont occupés par d’autres marchands lesquels peuvent profiter de l’affluence engendrée par ce nouveau lieu de rencontre. Pour autant les marchés de plein air demeurent dans certains quartiers aux côtés des marchés non alimentaires répartis sur les différentes places de la ville : marché aux moutons au Lude, marché aux futaies place du manège, etc…
La place Lapérouse est installée au bout du Jardin National sur ce qui était le ravin du Bondidou qu’enjambait alors le pont de Verdusse permettant de relier la ville au Faubourg de Verdusse en passant par le quartier des Cordeliers. Comblé à partir de 1840, l’espace ainsi dégagé permet l’aménagement d’une vaste place autour de laquelle vont pouvoir s’installer de nouveaux bâtiments, notamment les prisons en 1843 (mais dont la construction avait commencée dès 1826), une gendarmerie (à l’emplacement de la CPAM), mais aussi des bains-douches ainsi que de nombreux commerces. Le Jardin National est aussi légèrement réduit, permettant de dégager la perspective sur la façade du Palais de Justice, installé depuis la Révolution dans l’ancien couvent des Carmes.
Au fond du ravin, au pied du pont se trouvait autrefois la Fontaine de Verdusse. Elle servait de source d’eau et de lavoir aux Albigeois. Lors du comblement du ravin, elle fut déplacée de l’autre côté de la rue de Verdusse où elle continua à rendre service pendant de longues années, et où elle se trouve toujours, en sous-sol dans des W.C. publics…
Dès 1828 est lancée l’idée d’élever un monument à la mémoire du navigateur Jean-François Galaup de Lapérouse, disparu sur les récifs de Vanikoro en 1788. Les difficultés rencontrées pour réunir les fonds repoussent l’inauguration du monument, une statue en bronze de 3m50 de haut, œuvre de l’artiste Raggi, à 1853. Les ancres et canons, ramenés par le Lieutenant de Vaisseau Bénier en 1883, seront installés au pied de la statue en 1888.
Quant à l’aménagement de la place, il reste longtemps famélique, la ville se contentant de planter un triangle d’arbres, et à titre de « décoration » d’implanter un urinoir public au centre de la place.
Les Casernes
Sous l’Ancien Régime, Albi, comme de nombreuses villes de taille moyenne, ne possède pas à proprement parler de caserne pour les troupes en garnison dans la cité. Les militaires sont alors logés chez l’habitant ou bien dans des maisons louées pour l’occasion.
La première caserne à entrer en activité se situe dans le faubourg de la Madeleine. Il s’agit du Couvent de la Visitation, vendu comme bien national pendant la Révolution, et qui est transformé en caserne en 1814. Dans la seconde moitié du siècle, la Caserne de la Visitation accueille le 143e Régiment d’Infanterie (RI). Mais de taille suffisante, une partie de la troupe doit continuer à se loger chez l’habitant.
La première caserne réellement construite, l’est en 1835. C’est une caserne de gendarmerie qui est située Place Lapérouse, devant l’Hôpital. Elle occupe ce lieu jusqu’en 1905, date à laquelle l’actuelle Gendarmerie est construite à côté de la Caserne Lapérouse. L’ancien bâtiment est quant à lui affecté aux services des Pompes Funèbres.
Ce n’est qu’après la défaite de 1871 que de nouvelles casernes voient le jour. La politique menée a alors pour but de réorganiser les troupes françaises dans les différentes garnisons. Deux casernes sont construites. La première, la caserne Villeneuve se situe sur l’avenue du même nom (actuelle avenue Colonel Teyssier). Elle accueille alors une compagnie de la musique militaire. Plus tard, elle sera transformée en caserne des Pompiers. La seconde est la caserne Lapérouse qui se situe au bout de l’avenue du même nom (actuelle avenue du Général de Gaulle). Elle accueille, en même temps que la caserne de la Visitation, les éléments du 143e RI qui n’ont dès lors plus à se loger en ville. En 1907, le 143ème RI quitte Albi pour Castelnaudary. C’est alors le 15e RI qui vient s’installer dans les locaux des deux casernes albigeoises.
En 1914, dès le début des hostilités, le 15e RI part pour le front. Il est alors remplacé par le 128e Régiment d’Infanterie Territoriale (RIT) à la caserne de la Visitation, et par le régiment de réserve du 15e RI (qui porte le numéro 215) à la caserne Lapérouse.
La Gare d’Orléans
C’est en 1864 que la Compagnie d’Orléans construit la ligne de chemin de fer Toulouse-Tessonnières-Albi, ainsi que la gare qui porte son nom. La même année est bâti le pont de chemin de fer qui permet de relier cette gare à celle de la Compagnie du Midi (Albi-Madeleine) construite depuis 1857 sur la ligne Albi-Carmaux. Cette dernière servait principalement à l’acheminement du charbon qui était ensuite transporté par voir fluviale sur le Tarn.
La construction de la gare d’Orléans entraîne alors le percement des avenues Lapérouse et de la Gare (avenue Joffre) afin de faciliter l’accès des voyageurs et des marchandises jusqu’au centre ville.
Le Parc Rochegude
En 1834, l’Amiral Henry de Paschal de Rochegude lègue à la ville d’Albi son parc, son hôtel particulier et la bibliothèque qu’il abrite, composée alors d’environ 20.000 ouvrages.
La ville n’entrera en possession du legs qu’en 1885, au décès de la Comtesse de Saint-Juéry, nièce de Rochegude, qui en avait reçu l’usufruit. Le parc sera alors ouvert au public, et l’hôtel particulier transformé en bibliothèque et musée.
La Place du Manège
En 1766, la ville d’Albi a bon espoir d’obtenir en garnison un régiment de cavalerie. Elle aménage pour cela un manège à chevaux et un terrain de manœuvres dans le prolongement du Jardin National. Le régiment ne viendra pas, mais la place restera, sous le nom de Place du Manège jusqu’en 1920 où elle sera rebaptisée Place Jean Jaurès.
Sur la place ont lieu les exécutions publiques (jusqu’à la construction des nouvelles prisons, place des Cordeliers entre 1826 et 1843), se tiennent différents marchés (ferraille, bois), s’installent les cirques de passage. On y trouve aussi une station pour les lignes de chemin de fer d’intérêt local (Albi-Valence et Albi-Alban), un casino, et la Caisse d’Epargne, construite en 1913 sous la direction de Léon Daures.
Le Jardin National
Sous l’impulsion de Léopold-Charles de Choiseul Stainville, Archevêque d’Albi de 1759 à 1764, les travaux d’embellissement d’Albi sont entrepris. En 1760 est construit le Quai Choiseul et en 1761, le jardin des Carmes est aménagé en promenade publique. Il sera prolongé vers la le ravin de Verdusse par un terrain appartenant à la ville sur lequel seront aménagées les Allées Lapérouse.
Un kiosque à musique sera enfin construit au 19e siècle, sur lequel se produiront Harmonies Civiles et Musiques Militaires.
Le Jardin prendra successivement les noms de Choiseul, Royal, Impérial, National au gré des évolutions politiques du pays.
La Place du Vigan
Aujourd’hui place « centrale » de la ville, le Vigan n’est aux origines qu’un faubourg de la cité. Il est situé hors les murs qui jusqu’à leur démolition au 18e siècle forment les fortifications d’Albi. Dès ce moment, la place sera aménagée sur les anciens fossés, formant un lieu de promenade qui sera plus tard prolongé par le Jardin national. De nombreux cafés s’installent alors sur son pourtour et dans les environs de la place. L’Hôtel des Postes y est construit en 1900 aux côtés des établissements bancaires (Société Générale et Crédit Lyonnais). Tout ceci contribue à faire de la place du Vigan le lieu de rencontre idéal, et les Albigeois prennent l’habitude de s’y retrouver pour, selon l’expression, « faire le Vigan ».
La carte postale est un document précieux qui nous permet de découvrir nos villes et la vie de leurs habitants à la fin du 19e siècle et au début du 20e. A cette époque, le courrier était encore un des seuls moyens de communication puisque le téléphone était rare. Nos ancêtres écrivaient donc fréquemment des courriers, quel qu’en soit l’objet. Vers 1865 est inventée la carte postale. Rapidement c’est un immense succès. Elle s’illustre de dessins ou de photographies qui enregistrent pour toujours la vie de nos ancêtres.
La plupart des clichés représentés sur les cartes ont été pris avant 1910. Toutefois, ces cartes ont continué à être utilisées dans les années 1920 et pour certaines dans les années 1930 !
La photographie reste plus confidentielle. C’est en effet un loisir onéreux qui n’est abordable que par des professionnels ou bien par une catégorie de la population aisée. Dans ce cas, elle est le plus souvent destinée à figer des portraits ou des événements de famille. Quelques unes reproduisent toutefois des paysages ou bien, comme les cartes postales, des scènes ou des monuments urbains.
Albi en Cartes Postales,
Photographies
et autres documents